Kraven the Hunter

Comment dire ?

Le film n'est pas mauvais. Je ne comprends pas trop les critiques de ce côté-là. Je me demande même si certains ont vu et écouté le film – parce que l'époque du film muet est révolue.

Non, d'un point de vue formel et cinématographique, il se laisse suivre plutôt bien.

Cependant, il y a deux défauts majeurs dus au scénario.

1 : Le système judiciaire est corrompu.

Il faut un chasseur pour traquer et tuer les méchants qui échappent à la justice, sans procès équitable. «Le système judiciaire corrompu», vraiment ? À croire que les scénaristes n'ont jamais vu l'excellente série New York, Police Judiciaire, ou le tout récent Juré n°2, de Clint Eastwood. Aujourd'hui, on ne peut plus s'en sortir avec cet argument à deux balles. Il faut faire mieux !

2 : Qui est Kraven ?

Franchement, un film sur un gars que je ne connais ni d'Ève, ni d'Adam, ça me fait une belle jambe. Je n'ai éprouvé aucun intérêt à le suivre tellement le personnage ne me parle pas et que ses pouvoirs ne m'intéressent pas plus. C'est un super-héros de plus parmi beaucoup – trop – d'autres. Mon ennui n'est pas venu du film en lui-même, mais de ce personnage inintéressant pour moi.

Le Dernier Mercenaire

Pourquoi ce film a-t-il été descendu par les critiques !!!!

Pure comédie d'action et d'espionnage qui fait très bien son travail, avec des scènes mythiques et un scénario qui se tient plutôt bien, de la même veine que l'excellente série Jean-Claude Van Johnson.

Ce film souffre d'un gros défaut : nous sommes tellement habitués à prendre Hollywood comme référence que nous voulons constamment comparer les films. Or, ce film est une comédie française, avec la façon française de faire les comédies, s'appuyant sur des personnages caricaturaux, y compris pour les membres du gouvernement, avec une touche de méta. Mention spéciale à Patrick Timsit qui semble prendre son pied à jouer un personnage revanchard et retors. Donc, oui, ce film sent la françitude à plein nez parce que c'est un film français, pas américain.

Le Dernier Mercenaire est du même niveau que Horrible Bosses ou Tucker et Dale fightent le mal, avec l'action et l'espionnage en plus.

Petit supplément gratuit : un combat contre deux femmes garde du corps plutôt bien mené.

Alors, si vous n'aimez pas les films français, passez votre chemin. Mais si vous avez aimé Nicky Larson et le Parfum de Cupidon de Philippe Lacheau, Le Dernier Mercenaire est fait pour vous.

 

Alien Romulus

Un bon point déjà : j'ai pu voir le film en entier, sans interrompre, sans me lasser. L'histoire se suit bien, c'est un bon divertissement, plutôt cohérent.

L'histoire est bien menée, ni trop rapidement, ni trop lentement, avec des problématiques qui sont bien expliquées.

On retrouve aussi la même technologie que dans Alien, avec des écrans cathodiques vieillots, une 3D simulée en deux dimensions. Il y a donc une impression d'homogénéité/continuité, même si nous avons une 3D holographique à la fin. Je salue l'effort de cohérence malgré tout !

Le personnage d'Andy est seulement traité curieusement. Il est un peu simplet, avec un état émotionnel d'enfant au départ. Et puis il devient intéressant lorsqu'il est «upgradé». Là, il atteint clairement un autre niveau, bien au-dessus des humains. Son raisonnement logique et sa capacité à évaluer les probabilités d'échec et de succès en font un atout indéniable… mais les humains étant les humains, il passe son temps à rattraper leurs erreurs ou s'opposer à eux – alors qu'il a raison.

Le titre du film est étrange. On explique bien ce qu'est Romolus, une moitié de vaisseau. Très bien ! Et ensuite ? Ça sert à quoi dans l'histoire ? Et pourquoi les deux parties sont-elles séparées aussi abruptement ? Il faut faire tout le tour du vaisseau pour passer d'un côté à l'autre ! Quel est l'intérêt ? Cette partie-là n'est pas bien expliquée ou incohérente. En définitive, «Romolus» ou «Tartempion», ça n'a que peu d'intérêt dans le scénario.

La configuration spaciale, en revanche, a de l'intérêt puisque les anneaux de la planète ont un rôle important dans le scénario, pas simplement du décor, tout comme dans Pitch Black.

Pour finir, les scientifiques ne sont pas à la hauteur, pas même Rook. Franchement, vous changez la chimie de l'huile noire, vous faites un test rapide sur un rat, sans vérifier les implications à long terme, et c'est OK pour l'injecter à des humains !!! Dans la vraie vie, un vrai test de médicament aussi simple qu'un vaccin pour le rhume, il faut 5 ans entre le rat et l'humain. Je n'ai donc pas compris si c'était une erreur d'appréciation ou une volonté délibérée d'infecter un humain pour voir ce que ça fait… Dans tous les cas : pas une bonne idée.

Bonne Conduite

Le film est une comédie française sympathique… sauf que la fin gâche tout.

Le personnage principal a tué 10 personnes, a tenté de faire accuser sa meilleure amie à sa place, mais elle s'en sort parce que les policiers qui enquêtent estiment qu'elle a dû fuir et qu'elle est déjà loin.

MAIS ELLE A TUÉ 10 PERSONNES, BORDEL ! ÇA FAIT D'ELLE UN TUEUR EN SÉRIE.

Que faut-il comprendre ? Que perdre un proche dans un accident de voiture offre un totem d'immunité ?

Mon avis : le syndrôme du féminisme. Elle est une femme, elle a souffert, donc elle est excusable.

Cependant, quand on compare avec les autres films du genre, les hommes n'ont pas la chance de pouvoir échapper à la justice parce que les policiers ont décidé de ne pas poursuivre.

Il y a des lois et une justice. Un policier ne peut pas décider qui il doit poursuivre ou pas.

Elle a quand même tué 10 personnes – pour rien – pour, en plus, oublier son ex-mari en un claquement de doigts. Elle a tenté d'accuser sa meilleure amie. Bref, c'est une sombre conne. Si elle avait été un homme, elle aurait été en prison pour très longtemps, et tous les spectateurs auraient trouvé cela normal et juste.

La Casa De Papel

Je suis désolé, j'ai essayé mais je n'ai pas pu.

Je n'accroche pas. Pourtant, j'aime les histoires de braquages, avec des plans intelligents à tiroirs.

Mais là, ça devient rapidement idiot. J'ai tenu 4 épisodes et demi.

Des marginaux

Tout d'abord, embarquer des marginaux dans l'histoire, c'est-à-dire des gens vivant à la marge non pas par goût pour l'a-conformisme, mais simplement par leur incapacité à obéir à des règles imposées. La suite était déjà écrite : le plan bien huilé deviendrait très compliqué par leur seule incapacité à suivre des règles pourtant simples, notamment lorsque des liens sentimentaux viennent interférer.

Des autorités incompétentes

D'un coté des voleurs qui ont la bonne idée d'habiller les otages exactement comme eux, de l'autre des autorités qui cherchent la moindre opportunité pour tirer sur n'importe qui comme des pigeons.

Même en imaginant que leur cible soit un des brigands, si on lui tire dessus, que va-t-il se passer ? Pour chacun de leurs copains blessé ou tué, ils peuvent se venger en exécutant des otages. C'est le B.A.BA de la prise d'otage.

Et donc, faire l'inverse, comme s'il fallait asolument tirer sur le premier venu parce qu'on est incapable de prendre du recul et le temps de la réflexion, de penser calmement aux conséquences… Soit ils sont idiots, soit incompétents.

Le responsable de la négociation est une femme

Ça ne devrait pas jouer, mais malheureusement ça joue: dès qu'elle fait une erreur, un homme se précipite pour tenter de la protéger ou de porter la responsabilité à sa place. Et lorsqu'elle commet une erreur, elle craque et quitte les lieux parce qu'elle est incapable de supporter la pression. Elle passe donc son temps à poser sa démission – ou menacer de la poser. Ça devient ridicule. Et donc elle accumule les erreurs sans aucune conséquence… parce qu'elle est une femme et qu'il faut le pardonner. C'est ce qu'il faut comprendre ?

Merde, on s'en moque qu'elle soit un homme ou une femme, mais qu'elle fasse son travail correctement, au moins !

 

CQFD

« L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable. »
— George Bernard Shaw

Le parfait exemple d'un sophisme.

Deux prémisses et une conclusion, formant un tout cohérent donc logique afin de nous convaincre de la pertinence du propos.

Logique et pertinent… Vraiment ?

Reprenons!

L'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même : cette phrase signifie que l'homme « déraisonnable » ne s'adapate pas, c'est au monde de s'adapater à lui.

Plus précisément, ce « monde » est en réalité l'ensemble des individus autour de lui.

L'homme déraisonnable demande donc aux individus autour de lui de s'adapter à lui et non l'inverse.

Parmi les individus autour de lui, il y a des hommes raisonnables et d'autres déraisonnables.

Selon la citation, l'homme déraisonnable ne devra pas compter sur les hommes déraisonnables pour s'adapter à lui.

Il ne reste que les individus raisonnables, seuls capables de s'adapter au monde. Et ils doivent le faire dans le même temps imparti que les autres : 24 heures par jour (et par personne).

Donc les individus raisonnables ayant cette capacité de s'adapter au monde, donc aux individus autour d'eux, ils modifieront le monde en ce sens. Ils sont ceux qui feront les efforts pour changer le monde physique afin de trouver un moyen simple d'adapter le monde aux gens déraisonnables – comme une sorte de défi.

La conclusion « Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable » est donc fausse. Il ne faut pas compter sur l'homme déraisonnable pour initier le progrès. Il ne fera pas l'effort de changer la réalité du monde pour l'adapter. Non, c'est l'homme raisonnable qui adaptera le monde, cette adaptation passant par des progrès technologiques ou sociaux.

Sans les hommes raisonnables, nous n'aurions que des individus déraisonnables se plaignant en permanence sans jamais rien chercher à changer.

Les hommes raisonnables sont la condition sine qua non pour que le monde change, donc que le progrès émerge.

CQFD.

Pléonasme ?

En cours de route

Être « en route », signifie « sur la route qui mène d'un point A à un point B ».

« en cours » signifie que quelque chose est en train de se produire, de se dérouler, de passer d'un état initial à un autre.

Donc, logiquement, « en cours de route  » devrait être un pléonasme ou, a minima, une expression redondante.

VLC (snap) ne se lance plus sous Ubuntu

Mon VLC ne veut plus se lancer sous Ubuntu (23.04) pour l'erreur suivante :

Warning: Ignoring XDG_SESSION_TYPE=wayland on Gnome. Use QT_QPA_PLATFORM=wayland to run on Wayland anyway.
Qt: Session management error: Could not open network socket
Fontconfig warning: FcPattern object weight does not accept value [0 205)
Erreur de segmentation (core dumped)

Pas de problème :

sudo rm /var/cache/fontconfig/*
rm ~/.cache/fontconfig/*
fc-cache -r

Et hop! Le problème est résolu.

Midnight in the Switchgrass

Synopsis

Deux agents du FBI, Karl Helter et Rebecca Lombardi (Bruce Willis et Megan Fox), sont sur le point de démanteler un réseau de trafic sexuel lorsqu'ils réalisent que leur enquête a croisé le chemin d'un tueur en série qui s'attaque à des prostituées. Ils font équipe avec le Texas Ranger. N'arrivant pas à l'attraper, Rebecca décide de jouer le rôle de l'appât.

Analyse

Une n-ième histoire d'agents du FBI sur les traces d'un tueur en série.

Deux raisons principales me font apprécier un film : qu'il m'apprenne quelque chose (sur moi ou sur le monde qui m'entoure) ou qu'il me divertisse.

Ce film n'a rien d'extraordinaire, pas même une femme de caractère à la poursuite d'un tueur en série – c'est oublier Le Silence des Agneaux.

C'est un film ennuyeux, presque un téléfilm. On le visionne – si on a le courage de le suivre jusqu'au bout – et on l'oublie.

Ça n'a rien à voir avec la prestation des acteurs. Ils font leur travail… juste un film qui ne présente rien de nouveau et rien d'intéressant aussi bien scénaristiquement que cinématographiquement.

The Consultant

Synopsis

Un mystérieux consultant nommé Regus Patoff débarque dans les locaux de la société de jeux vidéo CompWare, qui vient d'être endeuillée par la mort tragique de son jeune fondateur. Il prend le contrôle des lieux et des gens. Son objectif officiel est de remettre l'entreprise sur de bons rails mais ses méthodes originales sont de plus en plus douteuses et inquiétantes.

Analyse

Quelle série fascinante ! Du début à la fin, on se demande qui est ce gars et qu'est-ce qu'il veut.

L'histoire va probablement diviser, notamment parce qu'elle semble au départ dénoncer les travers du capitalisme et de la culture de la performance avant de s'y aligner, puisque la méthode semble bien fonctionner (confirmé dans la série par un des principaux protagonistes).

La question qui sous-tend le narratif est : jusqu'où serions-nous prêts à aller pour réussir ?

Seules ombres au tableau :

  • Pourquoi détruire la relation entre Craig et Patti ? Cette relation n'a aucun lien avec la performance de Craig puisqu'il est même à l'origine du dernier jeu de l'entreprise.
  • Pourquoi Patti se met-elle à travailler pour Regus ? L'a-t-il droguée ? L'a-t-il manipulée ?
  • Quel est l'intérêt ce cette histoire du squelette en métal ? En dehors des questions techniques (comment transfère-t-on un cerveau depuis un crâne dans un en métal, sans risquer une rupture de la corde spinale), le résultat est si lourd que l'individu devrait avoir beaucoup de difficultés à se déplacer ?

Pour le reste, si la fin de saison est claire, beaucoup de questions restent en suspens, relativement au personnage de Regus  :

  • Qui est-il ?
  • S'il n'est pas payé, qu'est-ce qui le motive ? Où et comment en vit-il ? Qu'a-t-il à gagner ?
  • Que sont ces soirées organisées à l'improviste ?

Une bonne saison 2 serait d'utiliser une de ses «victimes», bien décidée à se venger en exposant le personnage et donc en identifiant sa position pour le suivre pas à pas.

Wind River

Synopsis

Traumatisé par la mort de sa fille, Cory Lambert travaille pour le United States Fish and Wildlife Service dans le Wyoming. Un jour, il trouve le corps d'une adolescente dans une région déserte de la réserve indienne de Wind River. Le FBI envoie alors sur les lieux une jeune agente inexpérimentée, Jane Banner. Rapidement consciente de son ignorance des réalités de ce milieu isolé et hostile, dépassée par les événements violents qui se succèdent, elle engage Cory comme pisteur pour l'aider dans sa tâche.

Analyse

L'histoire en elle-même est surprenamment linéaire, en trois lieux distincts : la visite aux parents qui indiquent où se trouve le frère de la victime afin de l'interroger, la rencontre avec le frère qui donne le nom de petit-ami de sa sœur, la visite au logement du petit-ami. Le reste n'est que du «remplissage», qui permet de comprendre le rôle de chacun, leurs difficultés, leurs inquiétudes, leurs doutes.

L'histoire se laisse suivre avec intérêt par la tension qui règne au milieu de ce no man's land.

Seule décepiton, le film étant très/trop linéaire, le flash back central devient le point narratif simpliste qui aurait pu être abordé différemment, au travers des yeux d'un témoin, par exemple.

Mention spéciale au petit-ami qui se bat comme un beau diable pour protéger sa dulcinée.

Knock at the Cabin

Synopsis

Andrew, Eric et leur fille adoptive Wen partent en vacances dans un chalet en forêt. Quatre étrangers entrent alors dans le logement, les prennent en otage et exigent qu'ils fassent un choix crucial pour éviter l'Apocalypse.

Analyse

Quelle bonne idée que de choisir des homosexuels comme parents de la petite fille !

En effet, un couple hétéroseuel aurait brouillé le message, donnant l'impression que le destin repose sur une règle immuable.

Prendre des homosexuels permet d'appuyer le fait que le choix concerne n'importe qui, repose sur n'importe qui, et que l'hétérosexualité n'a rien à voir dans la fin de monde. La présence des homosexuels exclut de fait toute référence à une quelconque identité sexuelle.

Les acteurs sont impeccables. Si, au début, certains semblent mal interprétés, avec des personnages presque trop caricaturaux pour être crédibles, la suite explique très bien leur comportement.

Comme à son habitude, Shyamajan ne donne pas trop d'informations sur le pourquoi, qui garde alors sa part de mystère, et se concentre sur le comment.

Un bon divertissement, avec une atmosphère confinée et tendue.

Kimi

L'histoire

Une jeune femme (Zoe Kravitz), technicienne pour une société proposant un produit nommé Kimi, une version concurrence d'Alexa ou Siri, identifie une agression sur un des enregistrements qu'elle analyse. Elle doit donc rassembler des preuves plus conséquentes, faire en sorte de prévenir ses supérieurs et les autorités…

Critique

Encore un coup râté : le personnage principal est détestable au possible – à croire que les cheveux colorés sont une signature. Victime d'une agression qui l'a laissée agoraphobe… agoraphobe signifie «qui a peur de la foule». Rien ne justifie donc qu'elle soit insupportable avec les autres, les utilisant à son bon vouloir, coupant les conversations dès que cela ne lui convient plus.

Scénario flemmard, elle dispose des droits du super-utilisateur grâce à son super privilège «joli minois» qui lui permet d'obtenir le mot de passe administrateur juste en le demandant (et de couper la conversation une fois obtenu).

Son petit-ami d'en face : elle le fait venir dès qu'elle veut du sexe. Une fois l'affaire faite, elle nettoie les draps et les taies d'oreillers pour évacuer cette odeur de corps qui l'insupporte, alors même que le gars est encore là, en train de lui parler pour lier connaissance.

Devons-nous parler de la légitime défense ? La définition légale est très précise : le danger doit être actuel et la réponse proportionnée. Tuer un individu qui cherche à s'enfuir n'est pas de la légitime défense, c'est un meurtre. Et l'achever d'un projectile derrière la nuque quand il est déjà au sol, c'est inutile et passible d'une longue peine de prison.

Agoraphobe : on a normalement peur de sortir de chez soi au point d'avoir des crises de panique. C'est tout juste si sortir de chez elle la met en situation inconfortable.

Et la victime de l'agression : on l'entend distinctement menacer son violeur de révéler que son produit contient une faille de sécurité permettant l'accès par n'importe qui. OK. Si elle violée, au lieu de menacer de révéler les failles du produit, pourquoi ne pas porter plainte auprès de la police pour viol ? Et pour le produit, révéler les failles en lanceur d'alerte, indépendamment. Mais mélanger les deux, on a l'impression qu'elle s'apprête à le faire chanter pour obtenir réparation discrètement. Ça laisse planer un gros doute sur son innocence et sa bienveillance.

Un théâtre canadien suscite l'indignation après avoir annoncé des représentations réservées aux Noirs

Traduction :

Une organisation théâtrale canadienne financée par les contribuables a suscité l'indignation après avoir annoncé un événement qui ne permettra qu'au «public qui s'identifie aux Noirs» d'y assister.

Le Centre national des Arts d'Ottawa organise une soirée "Black Out" à son théâtre Babs Asper le 17 février [2023] – au milieu du Mois de l'Histoire des Noirs – pour la représentation de "Is God Is", une pièce écrite par et interprétée par des femmes noires.

« Un "Black Out" est une invitation ouverte aux publics qui s'identifient aux Noirs à venir vivre des spectacles avec leur communauté », a annoncé le théâtre plus tôt ce mois-ci.

« Les soirées offriront un espace dédié aux spectateurs Noirs pour assister à un spectacle qui reflète le kaléidoscope vivant qu'est l'expérience noire. »

L'événement a rapidement provoqué des réactions négatives sur les réseaux sociaux.

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Une pièce de théâtre réservée aux Noirs, et seulement eux. Hum ! Quand on avait l'idée de faire la même chose, mais pour les Blancs seulement, ça portait un nom…

Racisme, je crois que c'était le mot utilisé.

Alors, que ça suscite l'indignation est plutôt une bonne nouvelle.

Je dis ça, je dis rien…

The New York Post : Canadian theater sparks outrage after announcing black-only performances

La vie est vraiment trop injuste !

J'étais en télécabine pour skier, avec deux adolescentes de 16 ou 17 ans qui causaient des difficultés de leur vie : l'école, les garçons, … et le choix de faire un troisième trou dans les oreilles pour porter une nouvelle boucle.

Sauf que, avec une nouvelle boucle, plus possible de mettre les écouteurs pour écouter de la musique.

Donc, dilemme : choisir entre la boucle d'oreille ou les écouteurs. L'un ou l'autre, mais pas les deux.

On ne peut pas tout avoir !

Duel au sommet

Alors que j'étais dans le télécabine pour skier, j'avais avec moi un couple de quarantenaires et une jeune femme d'une vingtaine d'années.

Cette dernière, Karen en puissance, portant son masque anti-covid, a tenu à ouvrir la fenêtre pour aérer et probablement éviter toute contamination.

Malheureusement pour elle, le sens de vent allait vers ma voisine qui prenait alors l'air glacé en plein visage. Elle n'a donc pas apprécié et a fermé la fenêtre.

La jeune femme l'a ouverte à nouveau.

Ma voisine la re-fermée…

Le duel aurait pu durer longtemps si nous n'étions pas arrivés à la station. Le jeune femme est alors descendue passablement énervée.

On ne gagne pas à tous les coups !

Voyage

Porté par le roulis du train,
Tenant encore dans la main
Mon billet,
Le front mouillé
Contre la vitre froide, bien sage,
Je regarde passer le paysage.

Assommé par la chaude saison,
Rythme du rail et coeur à l'unisson,
Je me laisse bercer
Tel un nouveau né
Suivant cette translation
Laissant mon imagination
Me porter, sans freins,
Avec le train
Et, au bout du voyage,
N'attendant plus que moi : la plage.

Elona Holmes 2

Comédie sympathique, le film commençait bien, mais à force de torturer les réalités, elles explosent toutes à la fin. Dommage !

La partition de musique

Tout comme le poème cachait un lieu de rendez-vous, la partition de musique indique le lieu où sont cachées les preuves.

Si le poème permettait à deux personnes qui ne se connaissent pas de se rencontrer, pourquoi cacher la position des preuves quand les trois protagonistes travaillent ensemble et se côtoient au quotidien ? Il leur suffit de se murmurer le lieu au creux de l'oreille. À qui était destinée la partition, en définitive ?

Le Ju-Jitsu

Enola explique à ses visiteurs qu'elle sait se battre parce qu'elle a appris le Ju-Jitsu. Très bien !

Mais pourquoi, alors, à chaque fois qu'elle se bat dans le reste du film, elle prend une garde de boxeur, poings fermés ? A-t-elle appris la boxe également ? N'a-t-elle pas confiance en sa technique ?

Moriarty

Une bonne idée d'avoir mis une femme noire comme grand méchant.

Elle explique qu'elle a manipulé son monde pour prendre ce qu'elle considère lui revenant de droit, du fait qu'elle n'est pas considérée à sa juste valeur parce qu'elle est une femme. Très bien !

Ça pourrait expliquer la situation pour un criminel ponctuel. Mais Moriarty est le Napoléon du crime. Sherlock lui court après depuis bien avant cette histoire. Chantage, extorsion, vol, … La liste est longue.

Ma question : lorsque tu détournes des sommes faramireuses, pourquoi es-tu secrétaire ? Tu n'as pas besoin d'être là pour gagner ton salaire, tu as assez pour vivre de tes crimes. Si tu es là, c'est pour d'autres raisons – une position privilégiée pour accéder à des informations, tout en restant dans l'ombre. Donc tu ne peux pas te plaindre de ne pas être reconnue à ta juste valeur comme si ton comportement était le résulat et/ou une justification qui a fait de toi un criminel. Tu l'étais déjà avant.

Second point : la société ne reconnaît pas la valeur parce que tu es une femme, mais parce que tu n'as fait aucun effort pour montrer ta valeur et tes talents. On ne va pas te donner une place « parce que tu le mérites ». Le mérite n'est pas inscrit sur le front. Principe de causalité : il y a un travail préalable à faire.

Les dons d'observation

Elona est charmante. L'actrice joue très bien, notamment le décalage entre ses aspirations et la réalité, ou la surprise.

Un peu trop parfois. Lorsque sa cliente lui montre où elle habite, elle est étonnée d'apprendre que la pièce unique est aussi la chambre où les deux femmes dorment dans le même lit.

Elona, pourquoi es-tu étonnée ?  Tu as un don d'observation et tu n'as pas remarqué le lit juste derrière toi ?

Problèmes relationnels

Elona a un problème relationnel. Elle fuit systématiquement lorsqu'elle a des sentiments pour quelqu'un – pas très « femme forte » tout ça ! Elle n'ose pas venir au rendez-vous qu'elle a convenu elle-même avec son frère; elle n'ose pas dire à son petit-ami qu'elle l'aime. Elle critique son frère parce qu'il est seul … mais n'est-elle pas seule, elle aussi ?

L'argent

L'argent, c'est mal. Il faut travailler gratuitement.

Elona veut embrasser la profession de détective. Profession, ça veut dire qu'on peut vivre de son activité. Et elle propose d'être payée en fonction des capacités des gens, ce qui ne manque pas de faire rire son frère qui dit : « ils peuvent te payer en pommes et terre ou en gratitude».

Il a raison : si tu veux en faire une profession, il faudra apprendre à réclamer ton dû pour le travail fourni. Ça fait partie du paquet «femme forte et indépendante».

À la fin, au lieu d'avoir un cabinet qu'elle paye seule – comme au début –, elle est obligée de se loger dans le dojo de Ju-Jitsu. Vive l'indépendance !

La prison

Elona est en prison parce que toutes les preuves jouent contre elle. N'importe qui d'autre, pris sur les lieux d'un crime, avec le sang de la victime sur les mains, aurait été soupçonnée. Ajoutons à cela les empreintes…

Et il suffit qu'elle dise à ses amis qu'elle est innocente pour qu'on la sorte de prison ?

La seule réaction logique est celle de son frère : « Rien n'est certain tant que ce n'est pas prouvé ! »

La mère

La mère d'Elona se bat à sa manière, en faisant exploser des bombes. Et elle piège… des boîtes aux lettres.

Dans le premier épisode, Elona lui avait démontré qu'on pouvait avancer la cause des femmes plus efficacement qu'en posant des bombes. Elle n'a donc pas appris la leçon.

De plus, s'attaquer aux boîtes aux lettres, c'est l'équivalent d'un gamin de 10 ans qui fait des graffitis sur un murs pour se venger de ses voisins. C'est de ce niveau-là. Des gamines de 10 ans d'âge mental qui réclament d'être prises au sérieux comme des adultes responsables.

Une pâle copie

Aussi forte soit-elle, elle a beau être l'héroïne, elle n'est qu'une pâle copie de son frère.

Il résout la charade en trois secondes là où lui a fallu trois heures – elle se rattrape toutefois avec la partition de musique –, elle analyse bien le lieu du crime, mais ne voit pas que les preuves ont été trafiquées, là où Sherlock voit immédiatement les incohérences.

Je rêverais de voir des spin-off avec Henri Cavill en Sherlock Holmes. Juste lui.

Glass Onion

Le film est très bien… jusqu'à la scène finale de la «vengeance».

L'histoire aurait dû s'arrêter à la réplique de Benoit Blanc : «Je ne peux que vous apporter la vérité, le reste est hors de ma juridiction».

C'était parfait !

Au lieu de ça, il a fallu faire un final «satisfaisant», où le méchant doit être puni. Et donc… C'est la chute.

Comme la «cliente» n'a pas de preuve, elle casse tout, comme un enfant gâté. Elle casse, face à un homme stoïc, qui ne bronche pas. Et pour avoir justice, elle est prête à sacrifier, sans l'ombre d'un remord, une œuvre d'art, patrimoine inestimable de l'humanité.

Tu voulais prouver quoi : que le système n'était pas sûr ? Mais tu as saboté le système ! Aucun système n'est sûr devant la sabotage, donc tu n'as rien prouvé ! La sûreté du système n'est pas mis en doute.

Que devons-nous comprendre de la morale ? Que les ultras-riches ne peuvent réussir qu'en volant et tuant les autres ? Que la colère se justifie quand on n'a aucune preuve et que c'est «légitime» ? On casse tout pour se venger des injustices vécues ?

Désolé, mais être adulte, c'est aussi accepter de perdre.

Le problème du film est qu'il repose sur un méchant trop sympathique. Il a donc fallu briser son image dans la dernière scène pour justifier sa déchéance. Agatha Christie avait eu la bonne idée de faire mourir les individus que tout le monde détestait.

En prenant le contre-pied pour nous surprendre, le piège s'est refermé et il a fallu des artifices pour s'en sortir.

On nous vend un personne idiot qui a bâti sa fortune en prenant les idées des autres. Mais c'est faux : s'il avait été inutile, pourquoi Andi a-t-elle eu besoin de lui ? Parce qu'il possède la capacité de concrétiser les idées des autres. Il est le ciment, la glue, l'huile dans les rouages. Sans lui, rien n'aurait été possible. Il a même concrétisé une idée de Benoit Blanc. Il était le seul à avoir le courage nécessaire. Andi a abandonné quand elle a eu peur d'aller trop lui; lui, il a joué le tout pour le tout. Et il a même été capable de berner tout le monde, devant tout le monde, en improvisant. Ce n'est pas être idiot, c'est génial !

Ce n'est pas parce qu'on n'utilise pas les bons mots, qu'on en invente – il faut être génial pour inventer des mots qui ressemblent à de vrais mots – ou qu'on ne sait pas placer la mer Ionienne sur une carte qu'on est un idiot. Il ne faut pas confondre intelligence et instruction.

Et le coup de faire chanter un tueur ! Bordel ! Faire chanter un tueur, c'est idiot ! S'il a tué un gêneur, il ne va pas se gêner pour en tuer un autre ! Le faire chanter, c'est s'inscrire sur la liste.

Et ensuite… lorsque les «témoins» annoncent leur «nouvelle position»… ça n'efface pas le passé.

Si tu as vu le gars s'enfuir de chez Andi et que tu as vu la nappe… tu as juré l'inverse quelques années plus tôt ! Donc il y a parjure. Et si tu as parjuré, on posera la question à tes camarades, qui ont tous parjuré… c'est la prison pour tous. Et lorsque tu es politicien, ta carrière est finie. Tu ne peux pas revenir sur tes déclarations pour sauver ta carrière.

Et le gars qui est sur l'île à fumer de l'herbe… Il sert à quoi ?

Donc, oui, avant cette scène, le film est très bien, bien mené. Les caméos sont juste jouissifs !

Si j'avais dû faire la fin, le méchant aurait été Whiskey.

J'attends le prochain avec impatience.

The Dead Don't Die

Le film aurait pu être bien, sauf que la fin annule l'intérêt du film en une seule réplique : « J'ai lu le script ».

Donc les héros savent qu'ils sont dans un film.

Bill Murray : si tu as lu le script concernant tes scènes, alors tu sais que tu vas te battre contre des zombies. Pourquoi es-tu donc étonné quand Adam Driver annonce qu'il s'agit de zombies ?

Et Selena Gomez ? Quel est son intérêt ? Elle arrive, prend une chambre d'hôtel et… meurt ! C'est tout ?

Et Tilda Swinton ? Quel est l'intérêt de donner rendez-vous aux héros dans le cimetière pour s'y rendre… mais ne pas les aider ?

Et les 3 gamins : ils restent planqués, s'échappent, se re-planquent, s'échappent et se re-re-planquent. C'est tout !

Bref, un film inutile, juste pour montrer, en une seule scène commentée par une voix off, que les zombies l'étaient déjà avant de mourir.

Une bonne fin :

Pas de scénario lu à l'avance.

Les 3 flics sont dans la voiture. Le croque-mort les aide à en sortir. Et là, ils aperçoivent une nuées de zombies qui rappliquent. Alors, ils récupèrent leurs armes et se précipitent tous les 4, prêts à en découdre.

Générique de fin.

Time After Time : la série

L'excellent film Time After Time (1979) a été décliné en une série.

L'idée est la suivante : H.G. Wells est en train d'écrire un livre sur le voyage dans le temps. Pour cela, il a construit une machine afin de mieux comprendre les implications et produire ure histoire plus réaliste. Un de ses amis, le Dr. Stevenson, est un réalité le fameux Jack l'Éventreur. Poursuivi par la police, il s'échappe in extremis en utilisant la machine à voyager dans le temps de son ami. Ce dernier part alors à sa recherche pour le ramener à son époque afin de le juger.

Si l'histoire est la même à l'origine, une série implique de l'étirer en longueur et d'introduire de multiples rebondissements. Rebondissements qui font perdre tout l'intérêt.

H.G. Wells se retrouve face à une femme, son arrière arrière petite-fille, à laquelle il a laissé un message quand elle n'était encore qu'une étudiante. Et cette femme est aussi celle qui a retrouvé les affaires de son aïeul (y compris la machine) afin d'en faire une exposition publique dans un musée.

Voilà, l'histoire est finie, elle peut s'arrêter là.

En effet, nous savons que le Dr. Stevenson est arrivé 1 heure avant lui. Donc nous connaissons le jour et l'heure.

Nous savons que H.G. Wells possède une clef de sécurité qui lui permet d'utiliser la machine pour voyager où il veut (clef convoitée par Stevenson).

Nous savons que son arrière arrière petite-fille sait qui il est depuis plusieurs décénnies.

Il n'a plus qu'à rejoindre sa machine, revenir 3 jours en arrière, toquer à la porte de sa descendante, lui demander de l'aide, se pointer au musée avec des gardes et attendre l'arrivée de son antagoniste.

Tout est finit en un seul épisode. Pas besoin d'en faire une série.